Rallyes 2006

Les Baous 2006 par Dédé

4° rallye et dernier de la saison ; le rallye des Baous dans la belle région de la vallée de la Vésubie au nord de Nice.

Jeudi soir : Arrivée au camping de Roquebilière où déjà la plupart des sidecaristes sont là : Laurent Guillet et Johnny Nivet sur leur HAYABUSA qui vont venir confirmer leur titre de Champion de France des Rallyes, Hervé Laur et Marie Laure Ferrieu de la région Toulousaine également sur HAYABUSA, Christophe Lebert et Christian Camus sur YAMAHA 1100 bien connus dans le milieu Guzzi pour avoir fait le Moto Tour 2005 sur une GUZZI 1000S mais qui ont lâchement abandonné la marque pour passer à la jap avec bonheur il est vrai quand on voit les résultats et enfin l’incontournable Sam Gache avec son courageux équipier Bouba Chanal sur leur Bitza KAWASUKI bref un engin de mort mais assez efficace entre ses mains et enfin l’équipage du papy Patrick Agin et de Christophe Trigoletsur leur très belle HONDA 1100 CBR.
Juste le temps de déballer les affaires et de papoter un peu que Laurent offre l’apéro à tous les sidecaristes pour son anniversaire ; on les quittera vers 1h du matin et certains auront un peu mal aux cheveux le lendemain, mais sympa l’ambiance. Dans la nuit les derniers sidecaristes arrivent : Pierre -Yves Cottin et Jean Michel Meunier encore sur HAYABUSA qui devient d’un commun !!!!

Vendredi matin départ tout seul pour un tour de reco tranquille à 50 à l’heure en admirant les beaux paysages et 2 passages au ralenti pour voir que la 1° spéciale est pleine de gravillons et n’offre aucune sécurité avec le vide impressionnant dans beaucoup de gauches, il ne faudra pas ce louper et la 2° vers le col du Turini trop rapide pour le Guzzi. La Suzuki d’Hervé fonctionne mal et malgré ses efforts et une aide de quelques sidecaristes il ne pourra pas prendre le départ du rallye ayant des problèmes de pompe à essence, dommage. Contrôle administratif et un peu de pagaille dans l’organisation, le soir repas avec la famille LAFOREST dont l’attelage a été récemment accidenté au dernier rallye de l’Ain. Le soir c’est Bébert qui a offert l’apéro pour fêter son anniversaire ; Que des ivrognes ces sidecaristes !!!

Samedi matin contrôle technique assez rapide par Alain Tourniayre et pas de sonomêtre. Le départ devait être donné à 11 heures mais grosse panique comme il y a 2 ans visiblement ils n’ont pas préparé l’ordre de départ donc vers midi départ pour 3 boucles de 68 kms avec 2 spéciales à chaque tour.
1° liaison : on arrive avec 6 minutes d’avance c’est bon à savoir pour le 2° tour,le départ est neutralisé après les 10 premiers car la cellule ne marche déjà plus et après 30 minutes d’attente ils décident de nous faire repartir mais avec un chronométrage manuel !! la montée de la spéciale se fait sans soucis et on monte en 6’38 à la 66° place sur 86.Liaison par les nombreux lacets de LUCERAM on arrive avec seulement 1 minute d’avance, il ne faudra pas chômer sur cette portion et enfin la 2° spéciale de 4 kms qui est très rapide même trop rapide pour le guzzi, dès le départ la route est très large et le revêtement nickel, je suis à fond de 5° et j’attends la première courbe pour pouvoir couper, dans cette portion certains solos prennent plus de 200 de la folie !!! retour à Roquebilière pour finir la 1° boucle, faire l’assistance en moins de 20minutes et repartir pour la 2° boucle.
Dès le départ de la liaison la moto a des ratées par moment mais étant juste en temps on se lance pour la 3° spéciale et en plein milieu elle me refait le coup des coupures on finit la spéciale sur un cylindre avec le plus mauvais temps du plateau en 8’ 34 soit 2 minutes de plus que le premier passage. On finit difficilement la 2° boucle de la journée et ce n’est que sur la liaison de la 3° boucle que je trouve la panne : le fil au départ de la bobine se mettait de temps en temps en court jus avec une durite renforcée métallique avec un bel arc entre les deux. Enfin on va pouvoir rouler pour l’étape nuit !!
Une assistance de 1 heure 30 pour placer les phares additionnels, faire le plein d’essence et un contôle rapide et il faut mettre le side en parc fermé pour le départ à 20h 30 et pour 2 boucles seulement. Le temps de prendre le très bon repas servi par l’organisation et déjà il faut repartir.
Arrivée à la 1° spéciale du Col ST ROCH, je suis en forme, le moral est revenu et au 4ème kilomètre des 7 quelle comprend la guzzi se met sur un cylindre jusqu’à l’arrivée, verdict : câble de gaz cassé et changement dans le noir, enfin juste éclairé par les commissaires au point stop en 18 minutes vraiment on n’a pas de chance. Du coup on finit le rallye à 1 heure du matin à notre main juste pour le plaisir.

Dimanche matin, le temps de ranger et on va à la remise des prix avec comme vainqueur à la 18° place au scratch GACHE/CHANAL sur KAWASUKI 1200, 2° LEBERT/CAMUS sur YAMAHA 1100 à la 25° place, 3° AGIN/TRIGOLET sur HONDA CBR1100, 4° COTTIN/MEUNIER sur SUZUKI 1300 à la 32° place et nous 5° à la 51° place avec quand même 518 ponts de pénalités.
Un petit regret qu’Anne Marie qui était la seule femme à avoir fait le rallye sur les 86 concurrents n’ai même pas eu un petit bouquet de fleurs comme ça se fait dans les autres rallyes ; pourtant nous sommes dans le pays de la rose.

PS : Suite à une erreur de calcul de ’organisation, c’est l’équipage Agin/Trigolet qui finit 3°., la photo du podium n’est pas correcte.

dédé

 

La Pelletier family’s au Rallye de la Sarthe 2006

C’était il y a quelques temps, lors d’une discussion avec un ancien (ça va lui plaire ça !) des Rallyes que l’idée de participer au moins une fois dans notre vie à un Rallye routier a germé dans nos petites têtes… A vrai dire, ça fait un moment que nous tournicotons autour du milieu de la course, surtout en endurance où nous avons participé à une dizaine de courses avec le DUCATEAM dans les stands (aux chronos) et à la cantine…

Barfff, on en rêvait et ce bon Willy nous a décidé, en plus comme lui ne voulait plus participer comme concurrent (après dix huit ans de bons et loyaux services), il s’est mis dans la tête de nous faire l’assistance, préparateur, intendance, maintenance et caresses dans le dos (non faut pas exagérer !!! pour ça Dany était là)

La préparation de l’attelage a donc commencé après Noël par l’adaptation de la caisse à Willy sur notre chassie, sans trop de soucis ( à part quelques problèmes électriques m’enfin sur une Italienne, rien d’anormale).Une réfection en règle de l’amortisseur du side, qui pissait l’huile, et un changement du ressort de celui de la moto. Un léger retard pour les pneus, et nous voici prêt pour l’entraînement…
La première impression est que quand Sandrine sort dans les droits, c’est plus moi qui conduit ! Bizarre bizarre. Le fait d’avoir changé de taille et qualité de pneus(165/65 r14 en T pour des 165/60 en H) doit avoir son importance… Les conseils de Pierro dans SIDKAR nous sont précieux et bien entendus « l’ancien » (ouarffff !!!) a mis son grain de sel : « mon garçon (ceux qui connaisse reconnaîtrons l’expression) y’a pas de liaisons, pas de spéciales, si tu veux pointer à l’heure faut pas mollire…Pour les spéciales et surtout le Bugatti, tu y vas à ta main ». Bon !!! Nous voilà prévenus…

Le jour « J » approche à grand pas et dans nos « badous » commence à enfler une sensation étrange et venue d’ailleurs…La confirmation d’engagement arrive après quelques péripéties en rapport avec cette belle institution française qu’est : LA POSTE… Ce coup-ci c’est sûr nous somme retenus, même si avec une licence « une épreuve » c’était pas gagné d’avance…

Nous voici donc partis avec la camionnette de Willy, le side sur la remorque (le grand lux quoi !) ce Vendredi 24 Mars, en route pour La Suze. Un petit détour par le Mans pour faire le plein des bidons d’essence et une collation à la cafétéria du coin…

Une fois sur place, après avoir installé la tonnelle de jardin, nous partons pour quelques reconnaissances, surtout pour que Sandrine se familiarise avec le Road-Book. Première spéciale à Cranne, pas de bol, les organisateurs sont en train d’installer les bottes de pailles, m’enfin nous arriverons tout de même à faire une montée correcte… Ha ! oui j’oubliais, il pleut déjà. Les gants, les casques, les bottes tout a bien pris la flotte, mais ce n’est qu’un début… Deuxième spéciale à Coulon sur Gée plein plein d’autres pilotes qui font la même chose que nous, le temps d’une montée pour s’apercevoir que ce n’est pas sur celle là que nous ferons des étincelles (sur les autres non plus d’ailleurs), ça secoue et ça tournicote tellement que même avec dix passages je ne pourrais jamais me la mettre dans la caboche… Je n’insiste pas, de plus, vu le trafic se serait dangereux. Et puis, je m’aperçois que dans le phare, le déflecteur de l’ampoule se balade et a commencé à abîmer la parabole. Retour à la Suze pour mettre « enfin » Willy dans son rôle de nounou team manager (il demandera tout le week-end à tout le monde qu’on l’appelle Jean Tode). Deux bonnes heures plus tard, après avoir dû démonter le carénage pour atteindre l’ampoule, il est même pas chonchon, barfff nous avons bien essuyer quelques quolibets à propos de l’intelligence de conception des gens de chez Guzzi, mais le tout dans la bonne humeur…

En route pour les vérifications administratives, et la prise de nos licences « une épreuve ». Un grand bravo à tous les papis et mamies bénévoles (chapeauter par sœur Thèrése.com… « zoubis au passage ») pour leur dévouement et leur gentillesse.

On enchaîne dans la foulée par les vérifs techniques : « tiens voilà les Dideron » nous avions eu quelques échanges de mail et ils m’avaient demandé une toile(voir SIDKAR n° 226) pendant notre attente nous aurons le temps de converser un peu plus. Dédé et Anne-Marie sont des gens vraiment gentils, comme la plupart des pilotes ou passager de Rallyes d’ailleurs. Après avoir avaler un repas chaud sous la tonnelle et dans le noir total, direction l’hôtel où il est urgent de mettre le chauffage à fond pour sécher nos frusques… Il est 23h et bien entendu je sais que je vais mal dormir…

5h30 debout les crabes la marée monte !! ! putain qu’est ce que je fou là ! j’ai la tête enfoncé jusqu’aux épaules dans le c… Vite une douche ! heu… une deuxième. Rien à faire, je suis toujours dans le brouillard, j’ai dormis en pointillé toute la nuit ! Et quand je dormais, c’était pour faire les spéciales, et comme une limace en plus ! Evidemment le café est dégelasse, la « pouffe » à la réception est mal embouché. Moi aussi !!!

7h00 la Rosso est en train de chauffer, j’y suis pas et j’arrive pas à m’y mettre… « t’inquiète pas » me dit Patrick Agin « ça va venir »…

7h15 c’est parti, plus le temps de penser ; suivre les flèches jaunes et les indications de ma passagère un point c’est tout ! Tiens, on rattrape quelqu’un, c’est nos collèges en R1 RDS, z’ont pas l’air à l’aise, je tarde à les doublés, J.P et son frère sur leur attelage Kawa eux, n’hésitent pas ! Si celui partis derrière nous est maintenant devant : « y’a un loup ! »Gazzz et pis c’est tout… Bon nous somme en avance pour pointer, ouf tout va bien…

Ca y’est première spéciale, en pré-grille, les instructions du directeur de course. Grouiiiik, « non, non c’est pas la moto c’est mon ventre ! ». Et bienvenue à Holiday On Ice à non pardon bienvenu sur le circuit Bugatti. La vache moi « pilote » sur le Bug… Tour de chauffe, se rappeler des trajectoires… Bâ merdalors pourquoi les distances entre chaque virage paraissent si courtes, sur mon jeu vidéo c’est pas du tout comme ça !!… Bon ! Feu rouge, feu vert c’est parti, Eric et son 900CBR DJ est scotché, il a calé ? Non il est en plein burn involontaire. L’espace d’un instant je me dis que j’ai la place de passer entre lui et le muret, et puis non, je coupe, de toute façon avec son avion de chasse il va forcement revenir et je risque de le gêner. On avance pas bien vite, on prend notre temps, on essaye d’être propre et puis qu’es qu’on rigole quand ça glisse dans tous les sens. Même dans les droits (une première pour nous ! au raccordement juste devant les copains de l’ASF). Quoi le drapeau à damier ! c’est fini alors… Pendant le tour de décélération les commissaires nous applaudissent, comme en Grand Prix !! Comme disent les djeuns : « respect et big-up les gy’s » Il y avait deux commissaires de piste par concurrent sur tout le rallye nous étions cent quarante quatre au départ, fait le compte…

Puis vient la première spéciale sur Maison Blanche, après un tour de reconnaissance et un peu d’attente. Il y a des flaques d’eau un peu partout, je connais le circuit encore moins que le Bug. et surtout j’ai pas la niac ! Je suis encore sur le nuage « Bugatti ». Apparemment ça glisse pour les autres (certain feront même la toupie) pas pour moi ! Chef chef ! j’ai pas dû aller assez vite…Bon, retour à la Suze liaison tranquille, il tombe des halbardes mais ça, il va falloir s’y habituer. Il faut manger, j’ai pô faim, pourtant ceux qui me connaisse savent que je ne plaisante pas avec ça !!! Rien de particulier à faire sur la moto, elle est donc parmi les premières en parc fermé. Nous avons la visite de Speed’r man, on cause un peu, on apprend pas mal aussi en l’écoutant…

Départ de la boucle 2, avec passage sur l’estrade bien sympa … 170km au programme. Je commence à me prendre au jeu, Sandrine assure grave avec le road-book et sur les spéciales routières on y va pépère, les copains de devant ayant mis de la bouillasse de partout … Barfff il me fallait bien une excuse comme ça pour justifier mes chronos… Je me rattrape un peu sur Maison Blanche, en améliorant de plus de quatre secondes, il faut dire que nous avions pointé juste dans notre minute au CH, voilà qui met en condition…Nous somme dans les temps de Ponpon et Sylvère le matin (ces deux « rascals »ont du métier si on peut s’approcher d’eux…) A propos de temps, tout le monde nous demandait combien vous avez fait ? Bâââ je sais pas j’ai pas demandé… et ben il faut, comme ça tu vois si tu as progressé… Bon pour la dernière je m’arête, oui ! mais trot tôt ! beaucoup trot tôt même ! « pour tout dire avant d’avoir passer la cellule !!! » Après avoir pris un direct dans les côtes et entendue quelques noms d’oiseaux, je me jure bien qu’on ne m’y reprendra plus… ( ça doit être ça l’expérience) On s’en sort pas mal en liaisons avec les flèches et le road-book. Pour l’instant pas de pénalité. La fatigue s’installe, au contrôle technique pour la nuit le commissaire tic un peu car nous avons deux longues portés qui ne sont pas raccorder avec le bouton code-phare (Sandrine devait les faire fonctionner depuis la caisse du side uniquement pour les spéciales) Il ferme les yeux pour cette fois, je lui explique tout de même que nous avons conservé la batterie d’origine de la moto et que pour cet éclairage supplémentaire, il nous fallait une batterie dans le coffre… Alleïïï en parc fermé ! Tiens Ponpon et Sylvère abandonnent. Un problème de carburation sur leur vaillant attelage Béhèèème… Dommage avec eux on rigolait bien et l’attente pour les spéciales paraissait moins longue…

Il est temps d’aller manger un bout, là, la pression retombe, la fatigue aidant, je me dis que si la boucle de nuit était annulée bâââ ça ne me ferait pas trop de peine… Et puis Willy me parle de la magie de la nuit au milieu des haies d’arbres que nos phares éclairent d’une façon si particulière… Fini la poésie il faut y aller, l’organisation retarde le départ de la boucle de nuit de cinquante minutes, les derniers partis cet après midi ne sont pas tous revenus.
Un bon pote du DUCATEAM qui roule en classique ( Perke Godart) m’expliquera que régulièrement ils finissent la boucle de jour, la nuit…Ce retard me donne l’occasion de remettre du Rain’x (pas mal ces produits) sur les visières de nos casques. Quelque chose me dit que ça va grandement nous servir… C’est parti pour la boucle de nuit 209km il est 21h30 passé. Nouveau passage sur l’estrade encore plus sympa, il y a plein de monde pour nous encouragés. Là ! on commence à taper dans le dur, la boucle trois est assez identique à la deux, avec quelques « finesses » voir « pièges » dans lesquelles il ne faudra pas tomber, de plus la colère du ciel nous dégringole toujours sur la tête et se sera de pire en pire toute la nuit !!! Première spéciale de nuit prudence, prudence, j’y vois pas grand chose avec cette drache, (au DUCATEAM on dirait qu’il Belge) l’habitude venant dans le deuxième passages nous améliorerons de huit secondes pleine !!! Même si c’est assez moyen nous progressons doucement, à notre main. Willy et Dany sont à la station service de Chaufour, pour chaque ravitaillement, pas besoin de faire la queue aux pompes c’est beaucoup de temps et d’énergie économisée( qu’ils en soient encore remerciés ici). Une fois la deuxième spéciale terminée, en route pour une très grosse liaison d’une heure ! Le pied total ! des conditions d’enfer personne sur la route (heureusement) avec parfois le sentiment de ne pas être dans le bon rythme, nous pointerons juste dans notre minute…Ouf… Au rayon des anecdotes : dans une montée où ça tournicote pas mal, je suis surpris sur le replat par une énorme flaque d’eau ! Tiens on m’avait pas dit qu’il y aurait une rivière à traverser, Je suis rentré là-dedans comme un têtu, la flotte est montée bien au-dessus de nous, le side ressemble à une baignoire il va falloir écoper…

Arrive la dernière spéciale, au CH il y a quelques voitures de riverains qui veulent rentrer chez eux. La pluie redouble, nous étions le dernier side à passer…nous attendrons quelques minutes qu’ils rentrent dans leurs pénates et que les commissaires balayent un peu. Ils nous font promettre de ne pas re tartiner la route, y’a pas de danger ma bonne dâââme, on y voit pas à dix mètres et après cette bonne journée je suis calmé…

A Chaufour la moto ne démarre pas, on pousse, « allez titine encore un effort on y est presque ! » il faut se remotiver c’est la dernière liaison, rester dans le coup jusqu’au bout ! Première connerie deux cent mètres plus loin, pas vu la flèche, c’est au moins la troisième fois qu’on passe par-là ! demi-tour et Gaz ! plus loin le fameux repère « C » du road-book : « à droite 1er passage, tout droit 2nd passage » j’étais bien partis, Sandrine a un doute nous faisons demi-tour…pour rien, nouveau demi-tour, c’était trop beau. Notre bourde arrive au plus mauvais moment, je continue à douter, puis les flèches et le road-book sont bons. Dernier CH, verdict une minute vingt trois de retard, donc trente seconde de pénalité ! Barfff j’étais vexé au début, ça aurait était vachement bien de faire notre premier rallye à zéro… Et puis en faite non, pour apprendre il nous fallait bien ça ! Nous somme 69éme ! Pas si mal…deux jours avant nous aurions signé des deux mains ! Un petit café, on écoute les péripéties de tout le monde, malgré la fatigue on a du mal à ce quitter, à la nouvelle heure il est tout de même trois heure !

Dimanche matin tout va bien, pas une courbature ! (ça viendra…) juste de belles valoches sous les yeux et les mains bleues foncées, une bonne douche et, je vais passer un moment en caleçon dans le couloir, j’avais pas le code de la chambre, Sandrine étant elle aussi sous la douche ! ( Ha !!! les filles et la salle de bain…)

Lors de la remise des prix, on discute avec pas mal de monde notamment avec le « méchant » Derrien (Florent) seize ans qui vient de faire aussi son premier rallye. Lui et son frangin sont les deux plus jeune, ils sont en route pour pulvériser le record de participation du paternel…

Nous somme les derniers à plier, l’attelage est sur la remorque un gros boulot de nettoyage en perspective, les projections de goudron ayant fondu partout sur les pots et le moteur… En fin de rallye un bruit inquiétant m’a un peu perturber, je pensais à l’embrayage, ça ferraillé dur, en faite une semaine plus tard je m’apercevrais qu’il s’agissait juste du morceau de tube d’échappement faisant la liaison entre les deux coudes qui bringuebale et vibre sur un carter… Voilà l’aventure est terminée, et j’ai bien l’impression que nous somme piqués, l’année prochaine on fera tout pour être là… et puis tiens un jour pourquoi pas faire le Dourdou, tout le monde en dit tellement de bien…

Phil. & Sandrine

Remerciements à nos potes de JAP’MOTO 28 et EUROMOTOS (bâââ oui jap et euro ensemble , on aime le paradoxe. C’est pour ça qu’on est side-cariste non ?)

Remerciements aux photographes  : IzzuGo, Dédé Dideron, Michel Maire, Pierro et les autres…

Remerciement spécial aux gens du forum Twin Zone, un super site sur la V11 dans tout ces états et sur les Guzzi en général.

Remerciement très spécial à Willy & Dany Deneau pour tout ce qu’ils ont fait pour nous, pour leur patience, et leur générosité…

 

La Sarthe 2006 par Dédé

Déjà le premier rallye de la saison et cette année nous sommes sur le nouveau attelage guzzi qui est un le mans 4 avec un cobra GT.
Nous arrivons à la Suze dans la nuit de mercredi pour être en reco dès le jeudi, le club organisateur nous avait promis un rallye avec 3 étapes et de nombreux changements de direction assez complexe à retenir sur le papier et il valait mieux rouler pour le mémoriser.

Le jeudi nous partons avec le couple LAUR de Toulouse sur leur magnifique attelage CHODA. On ne fera que le parcours de jour remettant à vendredi le reste. Comme promis les routes sont pourries et pleines de gravillons, merci la DDE.

Jeudi soir le monde commence à arriver et on revoit les bonnes bouilles qui ont animées la saison précédente. En side nous sommes 15 partants dont 3 TWINS un BMW R100, la famille PELLETIER sur un GUZZI V11 LE MANS CHODA et nous, le reste est composé de 4 cylindres japonais.

Le vendredi, il pleut et on décide de reconnaître avec le fourgon, et vendredi soir on passe aux contrôles administratif et technique avec le sonomètre qui frise les 96 db malgré mes pots homologués.

Samedi matin, lever à 6 heures pour prendre le départ vers le circuit du Bugatti. Toujours impressionnant ce circuit. Les bicylindres partent derniers, je ne sais pas pourquoi !!! on fait un bon départ, mais on est vite doublés avant la nouvelle chicane, deuxième virage je fais l’extérieur à Zébulon sur sa ZZR qui en me redoublant en ligne droite je lis sur son visage qu’il n’a pas l’air heureux de s’être fait taxer par un guzzi. A partir de la, la moto glisse énormément dans tous les virages et on a de la peine à finir dans la roue du ZZR. Nous finissons 88° sur 150. (toutes catégories confondues)

La deuxième spéciale se court sur le circuit de maisons blanches et là je comprends mes problèmes de glisse, le moteur commence à perdre de l’huile. Un bon coup de chiffon pou ne pas huiler la piste et après cette spéciale nous déclarons forfait.

Nous finissons pour l’étape jour 79° au général sur 143 partants, pas mal quand même malgré les problèmes.

 

Rallye 2006 : On repart !!!

Saison 2006 : C’est décidé, on repart en side pour la saison 2006 en Championnat de France des Rallyes Routiers mais cette année en catégorie side et pas en classique.

OCTOBRE 2005 : Après le Moto tour j’ai fais l’acquisition d’un attelage Guzzi Le Mans 4 attelé à un Producside Cobra GT. Mais vu l’état un peu défraîchi, les longues soirées d’hiver s’annoncent remplies.

NOVEMBRE 2005 : Démontage complet de la partie cycle en repérant avec de nombreuses photos les calages pour faciliter le remontage. Mise en peinture de toute la féraille de couleur noire et peinture des jantes en gris, achat de 3 pneus YOKOYAMA racing en 155/60/13 pour le side, de 185/65/14 pour la moto avec un pneu pluie pour l’avant sur les conseil de Sam GACHE. La préparation du moteur est confiée aux frères TAVOLA préparateurs de guzzi sur Grenoble.
La moto est équipée de mono amortisseurs avant et arrière EMC, ils ont étés révisés par la société EMC à Villeurbanne.

DECEMBRE 2005 : Le moteur est prêt, on verra plus tard les modifs mais déjà l’alésage est passé en 95 avec une course de 80, avec le montage de 2 bougies supplémentaires ; je voulais beaucoup de couple. Le volant moteur est un Le Mans d’origine non allégé. Mi décembre la peinture de la partie cycle est prête, je vais pouvoir commencer le remontage. Changement des 6 silenblocks de la caisse, qui commencaient à se couper, changement de roulements et des 8 rotules de la fourche par précaution.

Pour les rallyes, il faut de la lumière et j’ai monté un aternateur de 205 sur la boîte, le moteur a fait un crochet de Grenoble via la place Carlo Guzzi à Cannes la Bocca chez le sympathique couple Jean Noël et Andréa, ou Jean Noël, sur le même principe que son side a fait souder une poulie sur la couronne de démarreur et on a découpé la boîte pour faire passer la courroie ; il l’a déjà fait sur son side car “La Veuve Noire” et sur le Le Mans d’Andréa, ça a été une simple formalité pour lui.

DEDE dec.2005